4 tendances qui impactent le développement économique (4/9)

Cet article est le 4ème d’une série de 9 sur le développeur économique 4.0.

tendances qui impactent le développement économique

L’innovation et les changements sociétaux orientent fortement le développement économique. Ces évolutions modifient le regard que l’on pose sur le monde, et exigent des organisations qu’elles déploient des stratégies pour s’adapter. Parmi elles, voici 4 tendances qui impactent le développement économique , ou qui l’impacteront. De nouvelles donnes à prendre en compte par le développeur économique, qui voit le contexte de sa clientèle et les écosystèmes d’affaires se complexifier.

 1 — Le développement durable et la croissance efficiente

Concept né il y a plus de 30 ans, le développement durable s’impose aujourd’hui dans l’agenda économique. Dans le secteur public, les municipalités ont désormais intégré les enjeux environnementaux et sociaux dans leurs stratégies. Elles sont nombreuses à envisager leur développement avec une approche holistique, mesurant le succès de leurs actions au-delà des « simples » retombées économiques.

Devant la pression des politiques publiques et d’un nombre grandissant de citoyens, le milieu des affaires a emboité le pas. Les indicateurs de responsabilité sociale et environnementale s’insèrent peu à peu dans les tableaux de bord des directions.

Cette vision d’une croissance efficiente donne naissance à de nouvelles opportunités d’affaires. Au développeur économique d’être attentif à ce potentiel inexploité pour soutenir le rayonnement de son territoire d’action.

 2 — Technologies numériques, intelligence artificielle et chaine de blocs

La transformation numérique est à l’œuvre, et à marche forcée avec la pandémie de COVID-19. Ce qui exige de chaque organisation qu’elle repense son modèle d’affaires. Cette révolution est particulièrement visible, par exemple, dans le commerce de détail. Un secteur qui doit se réinventer avec l’essor du commerce en ligne. Le magasin « physique » devient un lieu de conseil et d’expérience client plutôt qu’un lieu de vente, et la livraison tend à se robotiser.

Dans ce monde où la donnée est reine, l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle nous permettent déjà à nous, humains, d’augmenter considérablement nos capacités d’action. En traitant toujours plus de données, toujours plus rapidement, de sources toujours plus nombreuses (avec l’Internet des objets), la machine nous assiste en formulant des recommandations toujours plus pertinentes. L’union entre l’homme et la machine colorera assurément les vingt prochaines années.

Autre technologie de rupture : la chaine de blocs. La généralisation de son utilisation paraît lointaine, mais nous sommes témoins de l’émergence d’une technologie fondamentale qui permettra d’avoir des interactions commerciales virtuelles de confiance, sécurisées et totalement privées.

Même si ces technologies semblent futuristes, le développeur économique ne doit pas sous-estimer la rapidité de leur déploiement. Leur maîtrise, et ce, dans un avenir proche, deviendra un avantage concurrentiel autant pour les organisations que pour les territoires.

3 — La fabrication au point de consommation

L’imprimante 3D, ce n’est plus de la science-fiction. Cette technologie permet déjà de concevoir une pièce unique, ou de petites séries, directement dans les mains du consommateur final. Popularisée par le mouvement des makers, l’imprimante 3D révolutionne les processus industriels de fabrication.

Pourquoi ? Parce qu’elle démocratise l’accès au prototypage. Grâce à elle, n’importe quelle entreprise, même la plus petite, peut avoir rapidement une idée concrète de ce à quoi va ressembler son prochain produit. La modélisation virtuelle associée à une fabrication sur site réduit considérablement les délais de conception des prototypes. Elle réduit également les coûts logistiques liés à cette période de tests. Les entreprises ont désormais une meilleure capacité technique et financière pour assumer leur phase d’essais/erreurs.

L’imprimante 3D, c’est aussi l’usine qui se rapproche du consommateur, avec les économies de temps et d’argent qui en découlent. La maquette d’une pièce peut être conçue à Hong Kong par une équipe qui a un pied à terre en Californie. Puis elle peut être transférée dans une imprimante à Québec qui fabriquera l’objet pour celui qui en a besoin, localement.

Pour le développeur économique, cette réalité exige de savoir jusqu’à quel point ce processus de fabrication est intégré dans la chaine de valeur de l’entreprise ou du territoire qu’il accompagne.

4 — L’entrepreneuriat collectif

L’entreprise collective, ou entreprise d’économie sociale, est un phénomène à ne pas négliger pour le développeur économique. Ces coopératives et OBNL aux activités marchandes répondent à un besoin de certains entrepreneurs : celui de réaliser un projet en groupe tout en ayant un impact positif sur la société.

Si le Québec est depuis longtemps une terre fertile pour les coopératives, l’économie sociale prend de l’ampleur aujourd’hui. Les valeurs d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, plus axées sur la contribution sociale que sur le profit, se retrouvent dans cette manière d’envisager l’entrepreneuriat. Le développeur économique sera sensible à ces nouvelles façons de faire avec ses salariés et ses actionnaires. Il restera conscient qu’il existe d’autres options que l’entreprise incorporée traditionnelle.

La veille : un indispensable pour cerner les tendances qui impactent développement économique

Se tenir informé sur les évolutions technologiques, sociales et environnementales est crucial pour le développeur économique. Il se bâtit ainsi une vision globale de la direction que prend la société pour les prochaines années. Les organisations, comme les territoires, ont besoin d’intégrer ces tendances dans leurs planifications respectives pour pérenniser leur croissance. Et même s’il n’est pas un expert de ces phénomènes, le développeur économique a la capacité de les appréhender de façon globale pour aider ses clients à dessiner leur horizon économique.