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Bienvenue à Nancy Guay

Le 5 avril 2017 –

Espace Stratégies s’agrandit ! Nous avons le plaisir de vous annoncer l’arrivée d’une sixième personne pour soutenir la croissance que l’entreprise connaît déjà depuis plusieurs mois.  Lire plus

Projet « Signature innovation » pour les MRC

Votre MRC a-t-elle démarré son projet « Signature innovation » ?

Pas encore ? Vous ne savez pas vraiment de quoi il s’agit?

Ce qui suit va vous intéresser !

Nous vous expliquons en quoi consiste cette subvention du gouvernement provincial, comment l’obtenir, et comment lancer un projet différenciateur pour votre MRC.

 

Un projet « Signature innovation », c’est quoi ?

Avec son appel à projets « Signature innovation », le gouvernement québécois souhaite inciter les MRC à mettre en place un projet concret et innovateur sur leur territoire. À travers ce projet subventionné, chaque MRC a l’opportunité de se positionner sur un nouveau secteur d’activité, ou de mettre l’accent sur un domaine qui fait déjà sa réputation.

Le projet « Signature innovation », c’est surtout une belle occasion pour votre MRC de se démarquer, de bâtir une identité territoriale forte autour de sa vision de développement.

Les projets « Signature innovation » sont le 3e volet du Fonds régions et ruralité (FRR). Ce programme d’aide est en vigueur depuis 1er avril 2020, avec une enveloppe totale de 1,3 G$ d’ici à 2024.

 

Ma MRC peut-elle bénéficier de cette subvention ?

Si votre MRC est admissible, vous avez déjà reçu une confirmation du montant à votre disposition pour la mise en œuvre de votre projet « Signature innovation ».

Seuls les neuf grandes villes-MRC (Ville de Saguenay, Ville de Québec, Ville de Trois-Rivières, Ville de Sherbrooke, Ville de Montréal, Ville de Gatineau, Ville de Lévis, Ville de Laval et Ville de Longueuil) et les territoires cris et inuits ne sont pas concernés par ce programme.

 

Quelles sont les étapes pour démarrer mon projet « Signature innovation » ?

Votre MRC veut saisir cette opportunité ? Voici les démarches à entreprendre.

Étape 1 : Manifestez votre intérêt

Envoyez un avis d’intérêt au Ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).
Un formulaire vous sera ensuite transmis par votre direction régionale du MAMH.

Une fois ce formulaire rempli et retourné, votre MRC pourra obtenir une aide financière d’un montant maximal de 50 000 $ pour réaliser l’étape 2.

Étape 2 : Définissez votre projet

Précisez les grandes lignes de votre projet telles que son domaine d’intervention, ses objectifs ses étapes, ses mécanismes de suivi ou encore son montage financier préliminaire. Présentez l’information de façon claire dans le devis des travaux relatifs au projet « Signature innovation » destiné au MAMH.

Le Ministère évaluera votre dossier en fonction de la cohérence avec votre vision de développement, le renforcement de l’identité territoriale et/ou le caractère novateur du projet.

Étape 3 : Signez l’entente avec le MAMH

Une fois votre projet retenu, votre MRC pourra conclure une entente « Signature innovation » avec le MAMH et, le cas échéant, tout autre partenaire impliqué dans la démarche. Cette entente déclenchera le versement d’une enveloppe financière pour mettre en œuvre votre projet.

 

Qu’est-ce que ça implique pour ma MRC ?

Voici 2 conseils essentiels pour mener votre chantier à bien :

  1. Désignez LA bonne personne comme responsable du projet

Une personne qui a le temps et l’expertise pour le faire. Un profil qui connaît les rouages des dossiers de subventions gouvernementales autant que la gestion de projet dans un cadre de développement économique.

Si vous n’avez pas cette perle rare en interne ou qu’elle n’est pas disponible, l’aide financière vous permet de recruter, ou de faire appel à un consultant spécialisé.

  1. Clarifiez votre vision et votre positionnement

Facile à dire, mais vous savez que ce n’est pas une mince affaire ! Que vous soyez au début de cette réflexion, ou que vous soyez déjà bien avancé, vous pouvez vous appuyer sur des activités de brainstorming, dont les dépenses sont admissibles dans le cadre des projets « Signature innovation » :

Et rassurez-vous ! En ces temps de pandémie, des solutions existent pour que ces démarches participatives restent fructueuses, même en format virtuel.

Vous êtes convaincus du potentiel d’un projet « Signature innovation » pour votre MRC ? C’est le temps de vous lancer ! Retrouvez tous les détails du programme sur le site du MAMH.

Si vous avez besoin de vous faire accompagner dans ce projet, l’équipe d’Espace Stratégies est là pour vous aider ! N’hésitez pas à nous contacter.

4 tendances qui impactent le développement économique (4/9)

Cet article est le 4ème d’une série de 9 sur le développeur économique 4.0.

tendances qui impactent le développement économique

L’innovation et les changements sociétaux orientent fortement le développement économique. Ces évolutions modifient le regard que l’on pose sur le monde, et exigent des organisations qu’elles déploient des stratégies pour s’adapter. Parmi elles, voici 4 tendances qui impactent le développement économique , ou qui l’impacteront. De nouvelles donnes à prendre en compte par le développeur économique, qui voit le contexte de sa clientèle et les écosystèmes d’affaires se complexifier.

 1 — Le développement durable et la croissance efficiente

Concept né il y a plus de 30 ans, le développement durable s’impose aujourd’hui dans l’agenda économique. Dans le secteur public, les municipalités ont désormais intégré les enjeux environnementaux et sociaux dans leurs stratégies. Elles sont nombreuses à envisager leur développement avec une approche holistique, mesurant le succès de leurs actions au-delà des « simples » retombées économiques.

Devant la pression des politiques publiques et d’un nombre grandissant de citoyens, le milieu des affaires a emboité le pas. Les indicateurs de responsabilité sociale et environnementale s’insèrent peu à peu dans les tableaux de bord des directions.

Cette vision d’une croissance efficiente donne naissance à de nouvelles opportunités d’affaires. Au développeur économique d’être attentif à ce potentiel inexploité pour soutenir le rayonnement de son territoire d’action.

 2 — Technologies numériques, intelligence artificielle et chaine de blocs

La transformation numérique est à l’œuvre, et à marche forcée avec la pandémie de COVID-19. Ce qui exige de chaque organisation qu’elle repense son modèle d’affaires. Cette révolution est particulièrement visible, par exemple, dans le commerce de détail. Un secteur qui doit se réinventer avec l’essor du commerce en ligne. Le magasin « physique » devient un lieu de conseil et d’expérience client plutôt qu’un lieu de vente, et la livraison tend à se robotiser.

Dans ce monde où la donnée est reine, l’apprentissage machine et l’intelligence artificielle nous permettent déjà à nous, humains, d’augmenter considérablement nos capacités d’action. En traitant toujours plus de données, toujours plus rapidement, de sources toujours plus nombreuses (avec l’Internet des objets), la machine nous assiste en formulant des recommandations toujours plus pertinentes. L’union entre l’homme et la machine colorera assurément les vingt prochaines années.

Autre technologie de rupture : la chaine de blocs. La généralisation de son utilisation paraît lointaine, mais nous sommes témoins de l’émergence d’une technologie fondamentale qui permettra d’avoir des interactions commerciales virtuelles de confiance, sécurisées et totalement privées.

Même si ces technologies semblent futuristes, le développeur économique ne doit pas sous-estimer la rapidité de leur déploiement. Leur maîtrise, et ce, dans un avenir proche, deviendra un avantage concurrentiel autant pour les organisations que pour les territoires.

3 — La fabrication au point de consommation

L’imprimante 3D, ce n’est plus de la science-fiction. Cette technologie permet déjà de concevoir une pièce unique, ou de petites séries, directement dans les mains du consommateur final. Popularisée par le mouvement des makers, l’imprimante 3D révolutionne les processus industriels de fabrication.

Pourquoi ? Parce qu’elle démocratise l’accès au prototypage. Grâce à elle, n’importe quelle entreprise, même la plus petite, peut avoir rapidement une idée concrète de ce à quoi va ressembler son prochain produit. La modélisation virtuelle associée à une fabrication sur site réduit considérablement les délais de conception des prototypes. Elle réduit également les coûts logistiques liés à cette période de tests. Les entreprises ont désormais une meilleure capacité technique et financière pour assumer leur phase d’essais/erreurs.

L’imprimante 3D, c’est aussi l’usine qui se rapproche du consommateur, avec les économies de temps et d’argent qui en découlent. La maquette d’une pièce peut être conçue à Hong Kong par une équipe qui a un pied à terre en Californie. Puis elle peut être transférée dans une imprimante à Québec qui fabriquera l’objet pour celui qui en a besoin, localement.

Pour le développeur économique, cette réalité exige de savoir jusqu’à quel point ce processus de fabrication est intégré dans la chaine de valeur de l’entreprise ou du territoire qu’il accompagne.

4 — L’entrepreneuriat collectif

L’entreprise collective, ou entreprise d’économie sociale, est un phénomène à ne pas négliger pour le développeur économique. Ces coopératives et OBNL aux activités marchandes répondent à un besoin de certains entrepreneurs : celui de réaliser un projet en groupe tout en ayant un impact positif sur la société.

Si le Québec est depuis longtemps une terre fertile pour les coopératives, l’économie sociale prend de l’ampleur aujourd’hui. Les valeurs d’une nouvelle génération d’entrepreneurs, plus axées sur la contribution sociale que sur le profit, se retrouvent dans cette manière d’envisager l’entrepreneuriat. Le développeur économique sera sensible à ces nouvelles façons de faire avec ses salariés et ses actionnaires. Il restera conscient qu’il existe d’autres options que l’entreprise incorporée traditionnelle.

La veille : un indispensable pour cerner les tendances qui impactent développement économique

Se tenir informé sur les évolutions technologiques, sociales et environnementales est crucial pour le développeur économique. Il se bâtit ainsi une vision globale de la direction que prend la société pour les prochaines années. Les organisations, comme les territoires, ont besoin d’intégrer ces tendances dans leurs planifications respectives pour pérenniser leur croissance. Et même s’il n’est pas un expert de ces phénomènes, le développeur économique a la capacité de les appréhender de façon globale pour aider ses clients à dessiner leur horizon économique.

 

4 règles pour réussir son projet en réseau collaboratif (3/9)

La mondialisation et la course internationale à l’innovation forcent les organisations à repenser leurs approches du développement économique. Il faut être imaginatif, et tester de nouvelles façons de faire. C’est ce que propose l’approche par écosystèmes d’affaires  qui mise, entre autres, sur l’efficacité du travail en réseau collaboratif. Ce type de regroupement donne la possibilité aux entreprises de mettre en commun certains efforts pour atteindre un objectif partagé.

Mais comment amener des acteurs différents — voire concurrents — à travailler ensemble ? Voici 4 règles d’or tirées de notre expérience de terrain.

 

1 — Désigner un agent de réseau neutre et crédible

Même si le groupe d’acteurs se constitue autour d’un projet commun, il n’est pas naturel pour ces organisations de collaborer. Leurs intérêts divergent, et il existe souvent une concurrence féroce entre les différentes entreprises en dehors de ce projet précis. Le groupe a donc besoin d’un agent de réseau objectif pour créer une synergie entre les participants.

Comme il dépend de structures externes (municipales, régionales ou autre institution publique), le développeur économique est bien placé pour jouer cette partition de chef d’orchestre. Il connaît le milieu d’affaires, tout en n’ayant aucun parti pris. Dans un réseau collaboratif, il a pour mission de faire cheminer les membres ensemble, jusqu’au bout du projet. Il les aide à avancer sur la base d’un consensus, et non en cherchant l’unanimité sur chacune des décisions.

Pour remplir ce rôle, l’agent de réseau doit s’assurer que son objectivité et sa crédibilité (assise sur des faits, et non sur des opinions) sont bien établies auprès du groupe. C’est une condition primordiale pour instaurer la confiance nécessaire à toute initiative d’envergure.

 

2 — Déterminer un objectif précis

L’objectif du projet commun du réseau collaboratif peut être très clair dès le départ. Mais il arrive qu’il soit plus flou, voire que le groupe se forme autour d’une page blanche en réunissant des acteurs qui ont un intérêt à travailler ensemble, mais qui n’ont aucune idée précise du « comment faire ».

C’est à l’agent de réseau d’accompagner les parties prenantes dans la définition de cet objectif. Que souhaite-t-on accomplir ensemble ? Veut-on conquérir un nouveau marché ? Développer ensemble un nouveau produit ? Surmonter une difficulté commune ? Lors des rencontres de démarrage, ce facilitateur guide les discussions qui visent à bonifier, puis valider la cible avec toutes les parties prenantes.

 

 3 — Établir des règles de fonctionnement claires

Une fois les acteurs d’accord sur l’objectif à atteindre, ils doivent ensuite s’entendre sur les balises du projet. Il s’agit, avec l’aide de l’agent de réseau, de débattre puis de fixer les règles du jeu qui régissent l’initiative afin d’éviter tout favoritisme, conflit d’intérêts ou autre enjeu né d’un tel partenariat entre des acteurs divers. Qu’a-t-on le droit de faire, ou de ne pas faire ? Qu’est-ce qu’on partage, et qu’est-ce qu’on ne partage pas comme informations dans le cadre de ce projet-là ? Il faut situer la limite de la collaboration, et le niveau de consensus à atteindre pour faire avancer le projet dans de bonnes conditions.

 

4 — Mobiliser le groupe en continu

Si efficace soit le plan, la réussite de son exécution dépend surtout de la motivation des personnes concernées ! C’est là qu’entre en jeu le talent de l’agent de réseau. Son défi consiste à créer et maintenir une dynamique de groupe avec plusieurs parties prenantes, sans lien hiérarchique entre elles. Cela implique une bonne maitrise des techniques d’animation. Et que l’agent de réseau suive un processus simple et documenté, fondé sur des rencontres régulières, donc sans surprise pour les participants.

Le rythme de l’avancée du projet a aussi une importance fondamentale dans l’engagement du groupe. Si le projet démarre trop vite, les participants s’essouffleront avant la fin. Au contraire, s’il commence trop lentement, ils risquent de décrocher rapidement. Le secret d’un bon chef de projet ? Instaurer une montée en puissance et créer un momentum où les acteurs acceptent de s’impliquer. Surtout ne jamais ralentir la cadence, et toujours l’accélérer !

 

CT Innovation Alliance : un exemple de réseau collaboratif réussi

D’où nous sont venues ces 4 règles d’or ? De l’expérience de terrain de notre président, Jocelyn Gagnon. Avant l’aventure Espace Stratégies, il a notamment travaillé pour le Ministère de l’Économie et de l’Innovation. Il y a été à l’initiative d’un projet pilote de réseau collaboratif dès la fin des années 90 : la CT Innovation Alliance. Ce regroupement comptait une vingtaine de PME québécoises du secteur de la « Computer Telephony Integration », au carrefour de la téléphonie et du logiciel informatique.

Chacune de ces PME était trop petite pour attaquer le marché américain, composé de géants comme Intel ou Cisco. L’idée du Ministère, par l’entremise de Jocelyn, le président fondateur d’Espace Stratégies, qui a joué le rôle d’agent de réseau, était de leur proposer de co-créer une coalition (bien qu’elles soient concurrentes en sol québécois) pour enfin accéder à ces grands joueurs.

À force de collaboration, le réseau a bâti un plan d’action et s’est constitué une image de marque forte pour rayonner, notamment au salon professionnel annuel de Los Angeles. Sa réussite a pu se mesurer aux fusions/acquisitions qui ont suivi, aux investissements américains réalisés dans certaines de ces PME québécoises, ainsi qu’aux nombreux partenariats conclus.

La réussite d’un projet réalisé par un réseau collaboratif dépend en grande partie des capacités de l’agent de réseau à instaurer la confiance dans le groupe, et à susciter l’engagement jusqu’au bout du projet. Êtes-vous d’accord avec ce constat ? Que pensez-vous d’une telle approche dans un contexte de développement économique ?

N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter !

Cet article est le 3ème d’une série de 9 sur le développeur économique 4.0. Le 4ème article introduit 4 tendances qui impactent le développement économique

Écosystèmes d’affaires : comment ça marche ? (2/9)

Aujourd’hui, il ne suffit plus d’attirer des entreprises pour développer un territoire. Les villes, les municipalités régionales de comté (MRC) et même les régions s’attachent à bâtir un environnement propice à leur croissance. Des grappes industrielles aux zones d’innovation actuelles, l’approche reste la même : miser sur la richesse des écosystèmes d’affaires. Mais qu’est-ce qui fait le succès de cette approche ? Pourquoi s’est-elle généralisée dans la pratique du développement économique ?

 

L’union fait la force : la nécessité d’une approche du développement économique par écosystèmes

Ces trente dernières années, la mondialisation et l’accélération du progrès technologique ont bouleversé le contexte d’affaires.

  • Les entreprises, les villes, les régions se retrouvent en concurrence non seulement entre elles, mais avec la planète entière ;
  • Une course à l’innovation tire désormais la croissance des économies développées.

Ce changement de paradigme implique un changement d’approche pour relever les défis contemporains du développement économique. Travailler en silos, chacun dans son coin, n’est plus possible. Il faut mutualiser les forces pour aller plus vite, et surtout plus loin ! C’est dans cette logique que sont nées les grappes industrielles québécoises dans les années 1990, et plus récemment les zones ou districts d’innovation.

Sur quels principes sont bâtis ces écosystèmes d’affaires ? Qu’est-ce qui les rend si efficaces ?

 

Les piliers du succès des écosystèmes d’affaires

L’interdépendance des acteurs

Les écosystèmes d’affaires se créent d’abord et avant tout autour d’une raison d’être. Ce peut être une réponse collective à un marché donné (ex. : un secteur économique porteur, comme l’intelligence artificielle), ou la résolution d’une problématique commune (conquérir un nouveau marché à l’international, par exemple). Dans un écosystème d’affaires, on ne pense donc plus en termes de produit, mais bien en termes de solution globale à un besoin client.

C’est en fédérant des acteurs locaux autour de cette vision que les écosystèmes peuvent naître, croître et se transformer. Des acteurs publics et privés, toutes disciplines confondues, qui mettent en commun leurs actifs stratégiques pour créer une dynamique circulaire où chacun s’épanouit en prenant appui sur l’autre.

Exemple d’un écosystème orienté vers la PME

SCHÉMA

Source : Espace Stratégies

La collaboration des parties prenantes

Se mobiliser autour d’une vision commune donc, et adopter une approche collaborative. Car dans un écosystème d’affaires, les parties prenantes partagent aussi leur savoir-faire. Le processus d’innovation n’est plus cloisonné : tous les acteurs sont invités à y participer.

Comment ? En mettant en réseau des richesses comme :

  • Le talent des professionnels qui y travaillent ;
  • Les expertises multiples — techniques, stratégies, processus, conseil et accompagnement, etc. ;
  • La propriété intellectuelle, avec la mutualisation de la recherche et développement ;
  • Les infrastructures — bâtiments, logistique et même outils (chaîne de production, machineries, et autres).

Référence : Egils Milbergs (Executive Director Washington Economic Development Commission), Building a World Class innovation Ecosystem 2012; Innovation and Globalization, 2007.

Des entreprises habituellement concurrentes peuvent-elles survivre dans un environnement aussi collaboratif ? La réponse est oui ! Notamment grâce à la dynamique de coopétition apportée par le travail en réseau au sein de l’écosystème. (Rédaction par Jocelyn pour expliquer le concept)

Une structure ouverte, agile et évolutive

Autre caractéristique : les écosystèmes d’affaires ne sont ni rigides, ni figés dans le temps. Ce qui leur donne une forte capacité d’adaptation, en comparaison avec les anciennes approches du développement économique, à la fois hiérarchiques et segmentées.

Comment cela se traduit-il sur le terrain ?

  1. D’abord, par une gouvernance éclatée: pas d’instance dirigeante, mais une structure de coordination et d’alignement des efforts de tous les acteurs de l’écosystème selon un consensus, une vision.
  2. Ensuite, par un système d’entrées multiples. À l’opposé du concept de guichet unique, les acteurs de l’écosystème peuvent s’y insérer par différents moyens (exemples ?). C’est la logique d’une initiative telle que ca. Cette plateforme en ligne destinée aux entrepreneurs de l’Outaouais met à leur disposition toutes les ressources dont ils ont besoin pour réaliser leur projet d’affaires.
  3. Enfin, par une innovation et une croissance qui vient de la base (à revoir par Jocelyn).

L’intégration dans un milieu de vie attrayant

Pour qu’un écosystème d’affaires se mette en place, son territoire d’accueil doit aussi offrir un cadre de vie de qualité. C’est une condition primordiale pour pouvoir attirer et retenir un bassin d’entreprises et la main-d’œuvre pour y travailler. On parle ici d’un marché immobilier accessible, d’une offre de transports diversifiée, de la présence de loisirs, de commerces ou de services (garderies, soins de santé, et autres). Bref, tout ce qui favorise l’installation à long terme de jeunes familles, d’employés, de gestionnaires ou de professionnels. Le développement économique et le développement de la communauté sont aujourd’hui indissociables.

Principaux facteurs de rétention des entreprises


Source : Formation APDEQ ADGMQ – Espace Stratégies 2 septembre 2015 (à préciser)

C’est ce qu’a bien compris la ville de Trois-Rivières avec la création d’Open, son district entrepreneurial innovant. Cet écosystème, implanté en plein cœur de la ville, fait sa publicité à la fois sur la panoplie de services offerts aux entreprises, la qualité de ses infrastructures d’accueil, l’animation de la communauté d’affaires et son milieu de vie animé. Le tout, dans un rayon d’un kilomètre de marche !

 

Les écosystèmes démontrent que la croissance et l’amélioration des conditions de vie d’un territoire sont devenues l’affaire de tous. Cette approche collaborative en réseau est aujourd’hui au cœur de la pratique des agents de développement économique tels qu’Espace Stratégies. Vous souhaitez tirer profit de votre écosystème d’affaires ? N’hésitez pas à contacter notre équipe d’experts.

Cet article est le 2ème d’une série de 9 sur le développeur économique 4.0. Le 3ème article introduit 4 règles pour réussir son projet en réseau collaboratif

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Qu’est-ce qu’un développeur économique ? (1/9)

développeur économique

Savez-vous ce que fait un développeur économique ? Quel est son rôle et quelles sont ses responsabilités ? Au Québec, cette profession s’est considérablement transformée au cours des dernières décennies. D’aménageur de zones d’activités, le développeur économique 4.0 est aujourd’hui devenu un véritable créateur d’opportunités.

Mais avant de faire un gros plan sur ce professionnel, savez-vous vraiment en quoi consiste le développement économique d’un territoire ?

 Développement économique : au-delà de la croissance

Contrairement à une idée reçue, le développement économique ne se limite pas à la croissance économique d’un territoire. Elle n’en est qu’une composante parmi bien d’autres.

La notion de développement économique évolue constamment depuis le milieu du XXe siècle. Cette évolution est due à la prise en compte de nouveaux critères d’évaluation, et à la complexification du contexte d’affaires pour les entreprises comme pour les territoires. En tant que praticiens spécialistes en développement économique, voici l’une des définitions auxquelles nous adhérons :

« Le développement économique désigne les évolutions positives dans les changements structurels d’une zone géographique ou d’une population : démographiques, techniques, industriels, sanitaires, culturels, sociaux, etc. De tels changements engendrent l’enrichissement de la population et l’amélioration des conditions de vie. C’est la raison pour laquelle le développement économique est associé au progrès. »

Source : Wikipédia.

La mission d’un développeur économique est donc de servir un territoire sur la base de ces objectifs, en collaboration étroite avec les entreprises et leurs écosystèmes.

 

Pour qui travaille le développeur économique ?

Vaste question ! Au Québec, le développement économique local d’un territoire relève de la compétence des municipalités régionales de comté (MRC) et des villes et agglomérations exerçant certaines compétences des MRC. Depuis l’adoption du projet de loi n° 28 en avril 2015, elles ont le choix d’exercer elles-mêmes cette compétence, ou de la confier à un OBNL. Ce sont aujourd’hui ces structures que nous accompagnons dans leurs démarches stratégiques.

Portrait de la situation des structures en développement économique au Québec deux ans après l’adoption de la loi 28.

 

           
     
 
55 % des villes/MRC ont intégré un service de développement économique à leur organisation

 

 

   
18 % des villes/MRC ont adopté un modèle hybride combinant service de développement économique et OBNL

 

 

 

Source : Étude d’Espace Stratégies réalisée pour le compte de l’UMQ en mai 2017

Le professionnel local du développement économique trouve « physiquement » sa place dans l’un de ces modèles d’organisation. Mais son rôle l’amène à côtoyer, accompagner et connecter les divers acteurs (institutionnels, économiques, sociaux, citoyens, etc.) d’un écosystème bien plus vaste.

 

Du commissaire industriel au développeur économique 4.0

L’évolution du rôle du développeur économique est intimement liée à l’histoire du développement économique. Au fil des années, ses responsabilités se sont étendues pour aboutir à un accompagnement global et proactif des différents milieux.

1. Attirer les entreprises

Des années 1950 aux années 2000, l’attraction d’investissements (principalement étrangers) constitue le moteur du développement économique au Québec. Des commissaires industriels sont alors chargés de vendre des terrains aux entreprises pour qu’elles puissent s’y installer. Les bases du rôle du développeur économique sont posées !

2. Les accompagner et les financer

Des années 1980 aux années 2000, les organismes de développement économique fleurissent sur le territoire québécois. Le métier d’agent de développement économique émerge. En plus de la gestion immobilière d’un parc industriel, il offre aux entreprises du conseil et des outils de financement.

3. Mettre en relation les acteurs d’un écosystème

À l’aube du XXIe siècle, le contexte économique se complexifie rapidement. Le succès du développement économique requiert une approche innovante basée sur le travail collaboratif en réseau. Plus que de mettre en valeur les atouts d’un territoire, le développeur économique 3.0 met en place des interactions, des liens de confiance au sein d’un écosystème. Des notions telles que les zones d’innovation ou la coopétition apparaissent dans le paysage du développement économique.

4. Créer des opportunités

En 2020, le développeur économique est face à un nouveau tournant. Les technologies, les enjeux de croissance durable et la diversification des modèles d’affaires le poussent à se réinventer. Proactif et agile, il doit désormais provoquer les opportunités de développement. Pour cela, il utilise la technologie pour anticiper les tendances, considère l’ensemble des paramètres du milieu de vie, et mesure les différents impacts. Son approche du développement économique 4.0 est holistique, et prend en compte l’acceptabilité sociale des projets.

Le rôle du développeur économique s’est donc étoffé au fil du temps, pour arriver à combler les besoins évolutifs des entreprises et de leurs écosystèmes. Une progression que nous trouvons pertinent de mettre en parallèle avec la fameuse pyramide de Maslow.

 

Des appellations, des expertises et des niveaux d’intervention variés

Conseiller en développement économique, en exportation, en financement d’entreprises : toutes ces appellations font partie de la grande famille du développeur économique.

L’étendue et la complexité des mandats ont amené la profession à se spécialiser :

  • Par champs d’expertise: démarrage ou repreneuriat d’entreprise, export, gestion immobilière, urbanisme, etc.
  • En fonction des compétences : conseil stratégique, gestion de projet, agent de réseau, etc.
  • Par niveaux d’intervention,avec des développeurs économiques de première ligne (en contact direct avec les entreprises sur le terrain), et de deuxième ligne (sollicités pour leur expertise spécialisée).
  • Selon les zones géographiques: on parle ici du développement économique local, régional ou macroéconomique (planification et gestion de programmes au niveau provincial et national).

 

Le portrait du développeur économique est-il plus clair pour vous ? Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à vous rapprocher de l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ). Espace Stratégies y intervient régulièrement lors de formations, de webinaires et d’événements pour y partager son expérience en accompagnement stratégique des organismes de développement économique québécois et canadiens.

Cet article est le 1er d’une série de 9 sur le développeur économique 4.0. Le 2ème article présente et analyse le fonctionnement des écosystèmes d’affaires

Animation d’un lac-à-l’épaule pour l’APDEQ

lac-à-l’épaule APDEQL’association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) a confié à Espace Stratégies l’animation de son lac-à-l’épaule.

 

L’objectif était de faire le point sur les bouleversements que connaît le développement économique à l’heure de la COVID-19. Il est aussi de saisir les répercussions de cette crise sur ses membres afin de mieux les soutenir.

 

 

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Organiser un world café virtuel

Le 22 septembre – Vous aimeriez  des conseils pour organiser un world café virtuel ? Voici notre retour d’expérience après plusieurs exercices de réflexion stratégiques organisés en mode virtuel. 

 

Organiser un world café en mode virtuel, c’est possible !

Avec la distanciation sociale, vous songez à reporter le world café prévu pour votre planification stratégique. Pourtant, cet exercice de brainstorming peut tout à fait se dérouler en mode virtuel ! L’équipe d’Espace Stratégies a testé ce format dans le cadre de la planification stratégique de la ville de Terrebonne ainsi qu’avec d’autres clients.

 

Qu’est-ce qu’un world café ? Dans quels contextes l’utiliser ?

Le world café est une technique d’animation et une méthode de brainstorming de masse. Nous recourons à ce type d’atelier lors de planifications stratégiques nécessitant la consultation de nombreuses parties prenantes (citoyens, organismes publics, entreprises, experts et autres).

Le principe est simple : mobiliser des groupes qui se succèdent à différentes tables pour les challenger et trouver des solutions, des pistes d’actions, à une problématique. Chaque table est consacrée à une thématique précise. Les participants ou les animateurs notent leurs idées sur des post-it, un tableau blanc, ou un document partagé.

 

Quels sont ses avantages ?

Le world café a deux grands avantages :

  • La diversité des cerveaux au sein de chaque groupe

Les profils sont divers. Les participants n’ont pas l’habitude de s’asseoir ensemble pour brainstormer. Certains ont même des expertises très éloignées de la thématique abordée autour de la table. Cette chimie favorise l’émergence d’idées nouvelles.

  • La profondeur de la réflexion

Lorsqu’il y a un changement de table, l’animateur lance la réflexion du groupe à partir des notes des participants précédents, et non d’une page blanche. Ce « jeu de Lego », s’il est construit à partir des bonnes questions, donne l’occasion de compléter les pistes de solutions déjà évoquées ou de rebondir sur d’autres idées.

Groupes, tables, échanges, post-it : vous avez du mal à visualiser comment basculer un world café en mode virtuel ? Quelles sont les difficultés de ce format et comment les contourner ? Comment amener les participants vers les bonnes réflexions ? C’est pour résoudre ces problématiques que nos clients font appel à nous.

Vous l’aurez compris, pas besoin de mettre sur pause votre projet de consultation stratégique à cause de la situation sanitaire !

world café virtuel

Si vous souhaitez recevoir notre guide recto verso de 7 conseils pour un world café réussi, c’est ici.

North Hatley se dote d’une vision commune

North Hatley vision communeLe 26 août 2020 – La municipalité du village de North Hatley sollicite l’équipe d’Espace Stratégies afin de l’accompagner dans sa planification stratégique 2020-2030, tout en impliquant l’ensemble de sa communauté afin de tendre vers une vision commune.

 

 

 

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