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Concurrents ET partenaires d’affaires ? C’est possible avec la coopétition

Vous avez une relation ambivalente avec la concurrence. Vous savez qu’elle est saine, qu’elle vous pousse même à innover. Mais… avouez aussi qu’elle vous stresse ! Aucun dirigeant n’aime perdre un contrat au profit d’un rival en affaires. Alors, envisager votre concurrent comme un partenaire potentiel ? Jamais ! Et pourtant, cette pratique — la coopétition — pourrait s’intégrer à la stratégie de croissance de votre PME.

Pourquoi coopétitionner ?

Le terme coopétition — mélange des mots « coopération » et « compétition » — signifie collaborer avec un concurrent. Avec une entreprise qui présente une offre, un marché et une expertise semblables à la vôtre.

 Les grandes entreprises forment ce qu’on appelle des consortiums pour travailler ensemble sur une base d’opportunités d’affaires. Et à plus petite échelle, la coopétition est aussi accessible aux PME.

Le principe ? L’union fait la force. Surtout si vous rencontrez ces deux situations :

  • Vous êtes « trop petit » pour pénétrer un nouveau marché, comme le marché américain dans votre secteur d’activités, par exemple.
    Il sera plus facile de s’y attaquer avec un réseau de partenaires.
  • Vous manquez de ressources pour décrocher un contrat.
    La coopétition permet d’aller chercher des experts ou des savoir-faire complémentaires pour partager un mandat trop gros pour votre PME.

Cette collaboration entre deux, voire trois compétiteurs est toujours ponctuelle, et sur un mandat bien précis. Il s’agit de trouver entre eux les synergies, car aucune organisation n’est fondamentalement comparable. Souvent, les zones d’excellence diffèrent; certaines ont des spécialités plus prononcées ou un type de clientèle particulière. Réfléchissez-y. C’est aussi le cas avec vos concurrents.

Vous pensez que vous avez plus à y perdre qu’à y gagner ? Il ne s’agit pas de partager vos secrets industriels ou commerciaux. La coopétition est une pratique qui, pour arriver à une situation gagnant-gagnant, doit être bien balisée.

 

4 bonnes pratiques pour réussir un projet de coopétition

1.D’abord, des entreprises qui coopétitionnent se retrouvent sur des valeurs communes, liées à leurs cultures d’entreprise respectives. Elles partagent aussi une attitude d’ouverture à ce type de collaboration. Si ce « fit » n’est pas là, mieux vaut passer votre chemin.

2. Votre « concurrent-partenaire » trouvé, il est temps de cibler votre collaboration. De définir précisément votre objectif commun, et ce que chacun espère y gagner.

3. Ensuite, un projet de coopétition demande un cadre bien établi. Il prend la forme d’une entente claire mentionnant des aspects fondamentaux comme la non-sollicitation du personnel, ou la gestion de la relation client après le projet, par exemple.

         Conseil no 1 : Gardez ça simple ! Dimensionnez cette entente en fonction de l’ampleur du projet.

         Conseil no 2 : Trouvez l’équilibre entre ce que vous partagez et ce que vous gardez pour vous. Être trop sur la défensive, ou à l’inverse          trop généreux, se révèle contre-productif.

4. Une fois la confiance mise sur papier, pensez à structurer les communications intra- et inter-entreprises. Cela signifie désigner les personnes qui feront passer les bons messages aux équipes concernées. C’est une garantie d’adopter une communication fluide et pertinente auprès du ou des clients finaux.

 

 Développer des relations d’affaires plus profondes

Si nous vous parlons de la coopétition et de ses avantages, c’est qu’Espace Stratégies l’a expérimentée. Nous avons récemment mis en place des ateliers de co-développement pour les développeurs économiques du Québec, en collaboration avec notre concurrent LGP.

Cette initiative n’est pas venue d’une demande du marché, mais du désir de comprendre les synergies entre nos deux organisations. De tester des façons de faire, et d’évaluer une certaine compatibilité en vue d’un possible rapprochement. Tout cela dans un cadre simple, nous offrant à chacun une belle visibilité auprès de notre clientèle cible.

En tant que dirigeant, la coopétition est une corde supplémentaire à votre arc pour faire grandir votre entreprise. Y avez-vous déjà pensé ? Avez-vous des craintes, ou des réussites à nous partager ? N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter !

Mieux gérer les impacts du télétravail sur l’organisation

Avant 2020, beaucoup de gestionnaires hésitaient à accorder ne serait-ce qu’une journée de télétravail par semaine à un ou une employée. Mais du jour au lendemain, la crise sanitaire due à la COVID-19 est venue généraliser cette pratique. Quels impacts le télétravail a-t-il sur l’organisation du travail ? Sur le rôle des gestionnaires ? Comment les dirigeants peuvent-ils accompagner ce changement organisationnel ?

Une nouvelle donne pour les gestionnaires

Depuis plus d’un an, les employés à distance ont non seulement perdu leur bureau, mais aussi le caractère informel des relations de travail. Vous rappelez-vous ces conversations de couloir ou dans un cadre de porte, un café à la main ? Toutes ces interactions agissent comme un « assainisseur relationnel » dans une organisation. Elles permettent de résoudre rapidement bien des situations problématiques, et d’agrémenter la vie entre collègues. Cette absence de lien impacte autant les individus que l’organisation du travail, la communication et la performance de l’entreprise.

Le télétravail s’accompagne également d’une accélération du déploiement d’outils de travail collaboratifs. Des plateformes de visioconférences aux outils de partage de fichiers, en passant par les messageries instantanées, tous les employés n’ont pas la même capacité à s’adapter à ces nouvelles façons de faire. Difficultés, réticence, apathie : comment ne laisser personne sur le bord du chemin ? C’est une des préoccupations des gestionnaires, accentuée par ce contexte de crise sanitaire.

Aussi, la généralisation du travail à distance pousse les dirigeants à revoir leurs modes de supervision et d’évaluation du travail de leurs employés. Elle met aussi au défi le rapport de confiance entre deux personnes qui ne se côtoient plus physiquement. Quelles pratiques adopter pour les aider à créer une proximité dans ces conditions d’éloignement ?

 

Télétravail | Des clés pour adapter l’organisation du travail

Certes, ce télétravail « subi » comporte son lot de défis (même si la plupart des entreprises s’en sont bien sorties à court et moyen terme). Mais il vient surtout amplifier des problématiques de structure ou de fonctionnement préexistantes dans l’organisation. Une surcharge de travail déjà connue par un employé, par exemple, ne fera que s’aggraver dans ce contexte.

C’est pourquoi plusieurs bonnes pratiques issues du développement organisationnel sont applicables pour rendre l’organisation du travail plus flexible en interne. Une avenue intéressante pour les gestionnaires, à l’heure où la société repense l’organisation du travail en fonction de ce nouveau paradigme.

Concrètement, les gestionnaires doivent porter attention à des éléments comme :

  • La cadence des réunions dans leurs équipes.

Est-elle tenable ? Qu’un employé soit à proximité de son écran ne veut pas dire qu’il soit disponible en permanence.

  • La façon de communiquer et la fréquence des contacts avec leurs employés.

Dans cette crise, certaines personnes sont restées des semaines sans voir leur gestionnaire. Des histoires pénibles qu’il faut éviter en planifiant des rencontres régulières — peut-être plus qu’en temps « normal » —, et, bien sûr, les respecter.

  • L’élargissement de la discussion sur les tâches à « l’état d’esprit des troupes ».

Alors que la situation sanitaire exacerbe la détresse émotionnelle de certains, les rencontres virtuelles sont une occasion d’aborder des questions plus personnelles. En comprenant mieux le contexte de télétravail de son employé, le gestionnaire peut proposer des accommodements pertinents pour l’organisation du travail avec le reste de son équipe.

Paradoxalement, le travail à distance oriente les gestionnaires sur un terrain de grande proximité avec ses employés. Ce qui en déstabilise certains, plus mal à l’aise avec tout ce qui touche au facteur humain. Sans solution toute faite, cette adaptation de l’organisation du travail au télétravail nécessite une approche empreinte d’empathie, mais aussi d’humilité de la part de chaque gestionnaire, qui se voit ajuster en permanence ses outils pour garder le contact avec son équipe.

Le télétravail est là pour rester. Du moins, sous la forme d’une organisation du travail hybride, alternant travail au bureau et à distance. Et même si les entreprises ont rapidement pris ce virage, on n’en mesure pas encore tous les effets (notamment en matière de gestion des espaces de travail).

 

En tant que dirigeant, comment composez-vous avec cette organisation du travail réinventée ?

Votre entreprise connait des enjeux en matière de développement organisationnel ? Vous avez besoin d’aide pour effectuer un changement de structure ou de fonctionnement ayant un impact sur vos ressources humaines ? N’hésitez pas à nous  contacter pour en discuter.

Dirigeants | 3 questions personnelles à se poser lors d’une réflexion stratégique

Un exercice de réflexion stratégique est une occasion de remettre en question beaucoup d’aspects d’une organisation. Il permet de révéler certaines choses comme un actif non exploité, ou des associés qui ne portent pas la même vision, par exemple. Mais parmi ces prises de conscience, un aspect est souvent négligé : votre engagement et votre motivation en tant que dirigeant. Voici 3 questions pour vous aider à faire le point sur ces piliers de l’avancement pour votre organisation.

Quelles sont mes capacités en matière de leadership ?

Avant d’être un dirigeant, vous êtes un être humain avec ses forces et ses points à améliorer. Les défis qu’amènent vos responsabilités mettent à rude épreuve vos compétences, votre gestion du stress, et même votre personnalité.

Quelle est votre capacité à prendre en charge les difficultés ? Votre engagement est-il suffisant pour mobiliser vos gens ? Avez-vous besoin d’aide pour y arriver ? Un temps de recul vous permettra de faire le point sur vos ressources personnelles, de mettre en place un plan d’action adapté, et de cimenter votre confiance en vous.

Est-ce que j’y crois vraiment ?

Prenons l’exemple suivant : pour se remettre sur les rails, votre entreprise doit effectuer un pivot. Le plan stratégique peut vous amener à réinventer complètement son modèle d’affaires et son positionnement.

Devant des chantiers d’ampleur comme celui-ci, votre conviction est capitale. Le chemin est plus ardu si vous n’êtes pas intimement persuadé du bien-fondé du projet. Cette certitude est une ressource précieuse sur laquelle vous reposer. Elle vous évitera de gaspiller votre temps, votre énergie, et aussi de garder vos troupes motivées, avec des employés assis à la bonne place.

 

Pourquoi ai-je choisi d’occuper un siège de direction ?

 Dans certains cas, une réflexion stratégique peut challenger votre rôle en tant que dirigeant. Ou vous amener à rendre des comptes à vos associés ou à des investisseurs. À ce moment précis, rappelez-vous les raisons pour lesquelles vous avez endossé l’habit de dirigeant.

Quel était mon projet avec cette entreprise ? Pourquoi ai-je décidé de la diriger/d’en être actionnaire ? Qu’est-ce que je veux atteindre comme objectif ? Quelles sont mes priorités dans la vie ? Jusqu’à quel point puis-je accepter les contreparties et les risques qui accompagnent mes responsabilités ?

Les réponses sont multiples, et aucune n’est bonne ou mauvaise. Une chose est sûre : revenir à son « pourquoi » facilite la prise de décision pour dessiner l’avenir.

 

Réflexion stratégique : les avantages à se faire accompagner

Toutes ces prises de conscience sont le résultat d’une introspection souvent difficile à mener. L’accompagnement stratégique par un consultant peut vous aider à trouver les vraies réponses, car il permet :

1. De créer un fructueux effet miroir grâce au questionnement par une personne externe.

Cette démarche s’appuie sur une base de connaissances composée d’ateliers et d’une succession d’activités qui seront adaptés à votre problématique, à votre ressenti et à votre personnalité.

2. D’aborder des sujets délicats sous-jacents tels que la relève, la convention d’actionnaires, les modèles de croissance, la vente de l’entreprise, ou encore les objectifs personnels des membres du conseil d’administration. Le consultant a ici un rôle de médiateur pour faciliter le dialogue à des moments charnières de la vie de l’organisation.

Si vous optez pour un accompagnement lors de votre réflexion stratégique, la chimie avec le consultant que vous aurez sélectionné est primordiale. Cette entente, fondée sur la confiance et le respect, implique une collaboration intense et une convergence de valeurs et d’approche. La réussite dépend en grande partie de ce choix, et de votre engagement personnel.

Codéveloppement : s’entraider pour mieux avancer

Espace Stratégies et LGP sont en train de réaliser la première édition de leurs ateliers virtuels de codéveloppement avec deux groupes pilotes. L’objectif ? Aider des développeurs économiques à travers le Québec à résoudre une problématique grâce au partage d’expériences d’autres participants.

Pourquoi une telle initiative ?

Ces ateliers de codéveloppement sont nés d’un double constat :

  • D’abord — et c’est naturel — beaucoup de développeurs économiques se bâtissent un réseau de proximité. Mais peu d’entre eux connaissent des professionnels qui occupent le même rôle dans d’autres régions du Québec.
  • Aussi, quand les développeurs économiques font face à des situations problématiques avec un client, leur équipe, ou un partenaire par exemple, ils hésitent souvent à consulter leurs homologues pour trouver des solutions. Par peur de paraître incompétents, ou simplement par peur de déranger.

« L’idée derrière le codéveloppement en mode virtuel, c’est de briser cet isolement des développeurs économiques. D’enrichir les discussions en provoquant des occasions de rencontres régulières avec des personnes vivant des réalités similaires. »

Nancy Guay, consultante et associée chez Espace Stratégies 

 

En quoi consistent les rencontres ?

Le format

  • 5 rencontres virtuelles de 90 minutes, toutes les 3 semaines.
  • Deux groupes de 10 personnes sont constitués: l’un consacré aux postes de direction, l’autre à des conseillers et conseillères. Les participants proviennent de MRC, d’OBNL ou de regroupements spécialisés dans le développement économique.
  • Pas de frontière géographique pour se joindre aux ateliers. Le format virtuel a permis de réunir des professionnels de Pontiac jusqu’à la Côte-Nord lors de la première édition !

Le déroulement

À chaque séance, deux participants sont invités à partager leur problématique. Le reste du groupe pose ensuite des questions et formule des pistes de solutions. En plus des deux facilitateurs de LGP, nos deux associés, Nancy Guay et Jocelyn Gagnon, facilitent les échanges afin de relancer la discussion et ajoutent leur expérience du métier à la réflexion collective

À l’issue des 90 minutes, le groupe a permis de co-créer un plan d’action succinct pour chacun des deux participants. Ils sont ensuite libres de l’appliquer et de faire un retour sur ses retombées à leurs partenaires de codéveloppement.

 

Quels avantages à participer à un groupe virtuel de codéveloppement en développement économique ?

1. Surmonter un obstacle professionnel en tirant profit de la force du groupe.

Dans un cadre bienveillant et confidentiel (aucune prise de note formelle, et des consignes et outils adaptés), chaque développeur économique bénéficie des idées et du point de vue extérieur des autres participants.

2. Étendre son réseau sur tout le territoire

Rares sont les occasions d’entrer en relation avec des développeurs économiques si éloignés géographiquement. Réunir une telle diversité de participants dans une activité de ce type aurait été difficile en mode présentiel. La pandémie aura au moins eu l’avantage d’ouvrir les possibilités de réseaux d’échange en ligne.

 

Bientôt une nouvelle édition ?

De nouvelles cohortes devraient voir le jour, en fonction des besoins exprimés par les développeurs économiques québécois. L’initiative vous intéresse ? Restez à l’affût de nos actualités sur LinkedIn et des événements de l’APDEQ, partenaire de diffusion de cette initiative d’Espace Stratégies et LGP. Vous pouvez également nous contacter pour plus d’informations.

 

 

 

 

 

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